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Le versDéfinition générale:En poésie, on appelle vers tout assemblage de mots qui se distingue par le retour à la ligne. Dans son livre, Structure du langage poétique, Jean Cohen propose la description suivante: "Au premier coup d'oeil, une page de vers se distingue d'une page de prose par sa composition typographique. Après chaque vers, le poème passe à la ligne. Chaque vers est séparé du suivant par un blanc". En général, sauf dans de nombreux cas de poésie moderne, le vers commence par une majuscule. Traditionnellement, c'est un énoncé au rythme identifiable.
Le rythme du vers:Pour déterminer le rythme d'un vers, il faut pouvoir compter les syllabes. Or, le compte des syllabes est rendu plus difficile en français par les règles qui réfissent la prononciation de l'e muet. En prose, la loi des trois consonnes vise à éviter la rencontre de trois consonnes consécutives. Ainsi, on prononcera: sa-m(e)di (deux syllabes), mais ven-dre-di (trois syllabes). En poésie, au contraire, on prononce tous les e muets, sauf dans les deux cas suivants:
L'alexandrin:Un vers de douze syllabes s'appelle un alexandrin. C'est le vers classique français par excellence. La règle classique prescrivait la division de l'alexandrin en deux hémistiches, par une pause après la sixième syllabe, appelée la césure. Il en est ainsi dans ces vers de Jean Racine évoquant la jalousie de Phèdre: Mes homocides mains, promptes à me venger, Autres vers réguliers fréquemment usités:On appelle décasyllabe un vers de dix syllabes: Frères humains qui après nous vivez(François Villon, L'Epitaphe ) On appelle octosyllabe un vers de huit syllabes: Le temps a laissé son manteau(Charles d'Orléans, Rondeaux) On appelle les vers de six, huit, dix ou douze syllabes, des vers pairs, les vers de cinq, sept, neuf ou onze syllabes des vers impairs. Ces derniers sont moins usités.
La diérèse:Quelquefois, vous vous apercevrez que même après avoir correctement compté les e muets dans un vers, il vous manque une syllabe pour garder le rythme que vous pensez avoir reconnu dans d'autres vers d'un même poème. Il s'agit probablement d'un cas de diérèse, c'est à dire d'une combinaison de voyelles, telles que ieu ou ion, ne formant qu'une syllabe en prose, mais qu'on sépare en deux syllabes pour maintenir le rythme d'un vers. Ainsi: A force de rester studieuse et pensive(Alfred de Vigny, La Mort du loup ) Le vers libre:Un poème en vers libres est constitué d'un ensemble de vers de différentes mesures, qui ne sont pas soumis à des retours réguliers, comme dans Le Chêne et le roseau, de Jean de La Fontaine. Dans la poésie plus moderne, ce sont des vers indépendants de toute règle traditionnelle, comme dans Le Message, de Jacques Prévert.
Le vers blanc:Un vers blanc est un vers qui ne comporte pas de rime.
La strophe:Au sein d'un même poème, un groupe de vers séparés des autres par un blanc constitue une strophe. Une strophe de quatre vers s'appelle un quatrain, une strophe de six vers un sixain, une strophe de dix vers un dizain. Si tous les vers y sont de la même longueur, on parle de strophe isométrique. Si les vers n'y sont pas de la même longueur, on parle de strophe hétérométriques. |
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La rimePour que des vers riment, il faut qu'il y ait homophonie de la voyelle finale, sachant que l'e muet (inclus dans des terminaisons comme -es et -ent) ne compte pas, et des autres éléments sonores qui suivent. EXEMPLES: clarté-beautécraint-peint Une rime suffisante comporte un son de voyelle et un son de consonne identiques. EXEMPLES: moi-toirire-dire Une rime riche comporte ajoute au moins un autre son à la rime suffisante. EXEMPLES: contour-vautourrécente-puissante Une rime pauvre ne comporte que l'homophonie de la voyelle finale. EXEMPLES: daim-painenchanté-mêlé Une rime féminine est une rime qui se termine par un e muet. EXEMPLES: arbre-marbrerécente-puissante Toutes les autres sont masculines. La rime est plate quand le modèle aa-bb-cc-dd, comme par exemple dans Brise Marine, de Stéphane Mallarmé. La rime est croisée quand les homophonies alternent selon le modèle abab comme, par exemple, dans le poème de Charles Baudelaire, Spleen. La rime est embrassée lorqu'elle suit le modèle abba, comme dans les deux premières strophes de Correspondances. |
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Les formes poétiquesCertains poèmes suivent une forme fixe, dont voici quelques exemples des plus courants: Le rondeau est une forme très prisée au Moyen Age. Le rondeau de treize vers est le plus utilisé. Le poème se construit sur le jeu de deux rimes qui se répètent avec des variantes de disposition et la présence d'un refrain. Voir, par exemple, Fermez lui l'huis au visage, de Charles d'Orléans, http://culturel.org/FLORILEGE/. La ballade est aussi une forme favorite du Moyen Age. Elle est constituée de trois strophes suivies d'un envoi et ponctuée d'un refrain. Chaque strophe doit avoir autant de vers que le vers a de syllabe. Dans L'Epitaphe, François Villon a choisi le décasyllabe; les strophes constituent donc des dizains, mis à part, l'envoi de cinq vers. http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Homme--LEpitaphe_de_Villon_par_Francois_Villon. Le sonnet est introduit en France à la Renaissance. Il comprend deux quatrains suivis de deux tercets. Les quatrains offrent la même disposition de rimes. Les tercets sont bâtis sur trois rimes dont la disposition peut varier. Cherchez Recueillement, sous Charles Baudelaire sur le site FLORILEGE, pour trouver un exemple de sonnt. http://culturel.org/FLORILEGE/. L'ode fut elle aussi introduite à la Renaissance. On appelle généralement une ode un poème strophique d'inspiration lyrique. Le poème en prose nous vient du dix-neuvième siècle, sous la plume de Baudelaire, qui en donne la définition suivante: "Quel est celui de nous qui n'a pas dans ses jours d'ambition rêvé le miracle d'une prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience?" Pour exemple, on pourra consulter le site FLORILEGE, http://culturel.org/FLORILEGE/, et lire, sous Cahrles Baudelaire, dans la rubrique Spleen de Paris, Un Cheval de race.
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Les figures de styleLes imagesLa comparaison permet d'exprimer la ressemblance entre deux objets ou deux êtres. Elle est introduite par une locution comme semblable à, pareil à, comme, ainsi que, tel que. etc. comme il pleut sur la ville" La métaphore est une comparaison sous-entendue, sans locution comparative. des violons" La métonymie est une comparaison sous-entendue, fondée sur une rapport de contiguïté externe, un Elle remplace un terme par un autre qui est lié au premier par un rapport logique: (On désigne le contenu par le contenant: les cigarettes par le paquet) J'ai lu tout Hugo (On désigne l'oeuvre par le nom de l'écrivain) Il se repose sur ses lauriers (On désigne la chose par un symbole: la gloire, le succès par les lauriers) La synecdoque est un cas particulier de métonymie, où on prend le tout pour la partie ou la partie pour le tout: (C'est à dire à la maison, dont le foyer n'est qu'une partie) La personnification consiste à évoquer un objet, une idée ou une abstraction sous les traits d'un être humain: tu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies"
Les effets d'intensitésL'euphémisme permet d'atténuer la brutalité d'une expression pour éviter de choquer: (C'est à dire qu'il est fou) L'hyperbole est uneamplification, une exagération: La litote est le contraire de l'hyperbole, on atténue pour suggérer beaucoup: (Pour dire: il fait très froid) L'antithèse consiste à opposer deux mots de sens contraire pour les mettre en relief:
Autres figuresL'anaphore est la répétition d'un mot au début de plusieurs phrases ou groupes de mots: L'apostrophe consiste à s'adresser directement à une personne ou un objet personnifié: Le chiasme propose un parallélisme de construction où les éléments sont inversés:
Si vous avez besoin d'autres définitions, reportez-vous au Lexique des termes littéraires, à l'adresse suivante: http://www.lettres.net/lexique/ . |
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Les outils d'analyse ci-dessous vous aideront à organiser vos lectures lors de la seconde moitié du semestre. N'essayez pas de lire chaque conte à travers chaque outil d'analyse; certains outils conviennent à certains contes mieux que d'autres. CONSEILS DE LECTURE (1) Lisez d'abord le texte en entier, en essayant d'en comprendre le sens général. Où l'histoire se passe-t-elle? Y a-t-il un thème qui domine? Qui sont les personnages? Que se passe-t-il? Ne traduisez pas dans votre tête: lire en français, c'est penser en français. Laissez passer les mots et les expressions que vous ignorez. (2) Relisez plus lentement, de façon détaillée. Lisez les notes en marge, s'il y en a, ou les notes numérotées, renvoyant à des explications en fin de texte. Réfléchissez sur les structures qui vous semblent difficiles, sur le temps des verbes. Observez les mots inconnus: s'agit-il d'un mot de la même famille? Le contexte peut-il vous aider à comprendre? Remarquez les passages qui restent obscurs, mais ne vous obstinez pas: relisez jusqu'à la fin, sans utiliser dictionnaire ni grammaire. (3) Relisez encore: cette fois, utilisez si nécessaire lexique, dictionnaire, grammaire. A la fin de cette troisième lecture, vous avez forcément une idée générale du texte. Faites-en un court résumé en français pour vous aider à vous souvenir de l'essentiel.
LE SCHÉMA NARRATIF
Situation
finale
LES INCIPIT Incipit est un mot latin, qui signifie «il commence». Il désigne la première phrase d'un texte. Dans un récit, cette première phrase est particulièrement importante: c'est à partir d'elle que tout le reste de l'histoire s'écrit. LES FONCTIONS DES PERSONNAGES Un récit est la description que fait quelqu'un d'événements vécus par des personnages, et où l'on peut trouver un thème. Les éléments d'un récit sont les personnages, les événements et le thème. Les personnages peuvent être considérés comme les mots d'une phrase: de même que chaque mot a une fonction dans la phrase, chaque personnage a une fonction dans l'histoire. On peut ainsi distinguer six fonctions des personnages:
Un seul personnage peut avoir plusieurs fonctions. Des objets peuvent avoir la fonction d'un personnage. Le personnage central d'un conte est presque toujours confronté à un choix décisif, dans une situation de crise. Dans un roman, il est généralement possible d'identifier plusieurs crises successives, mais un conte est construit autour d'un seul événement central. Si un conte n'a qu'un nombre restreint de personnages, considérez la perspective de chacun sur l'événement central: qu'est-ce qui est pour lui le point crucial? LE THÈME
DIALOGUE ET RÉCIT Dans un récit, les paroles d'un personnage peuvent être citées directement (style direct, entre guillemets " ") ou racontées indirectement par le narrateur (style indirect). Avec le style indirect:
LA NARRATION La narration d'un récit est la manière dont il est raconté, par opposition aux éléments qui le composent. Voici les questions à poser à propos de la narration de n'importe quel récit::
LE TRAITEMENT DU TEMPS DANS LE RÉCIT Raconter des événements, c'est raconter du temps. Depuis l'uvre de l'écrivain français Marcel Proust, de nombreux auteurs font intervenir également le temps intérieur: celui du personnage principal, ou du narrateur. Le résultat en est une confusion apparente des différents niveaux temporels du récit. VALEURS DU PRÉSENT DE L'INDICATIF Le présent de l'indicatif a plusieurs valeurs:
LE RYTHME DU RÉCIT Le rythme d'un récit peut être défini comme le rapport proportionnel qui existe entre: -- la durée fictive des événements du récit (heures, minutes, années); -- et la quantité de texte qu'ils occupent dans le récit (caractères, lignes, pages). En lisant, dressez une liste des séquences successives du conte. Evaluez la durée fictive de chaque phase du récit. Notez le nombre de lignes qu'elles occupent dans le texte. Comparez: quelles dissymétries apparaissent? Que pouvez-vous en déduire concernant la façon dont le narrateur organise son récit? LE SUSPENSE Le mot suspense est un anglicisme devenu usuel en français. Le mot anglais venait lui-même du mot français «suspens»: ce qui reste «en suspens» est ce qui n'a pas encore trouvé de solution. Dans un récit il existe trois grands types de suspense:
LA MÉTHODE A + B Toute information permet d'observer un ensemble A de signaux initiaux et un ensemble B de signaux finals. Décrire l'information consiste à expliquer comment se fait le passage de A en B: quels sont les points communs et les différences entre A et B? Quelles sont les liaisons entre les deux ensembles? Cette conception de l'information peut s'appliquer à la lecture d'un texte. Prenez une situation avec deux personnages en opposition l'un avec l'autre. Etudiez leur relations en procédant de la façon suivante: faites deux colonnes; dans la colonne de gauche, notez les éléments qui figurent dans l'ensemble A, en répondant au questions suivantes:
Dans la colonne de droite, notez les éléments qui figurent dans l'ensemble B, en faisant apparaître les points communs et les différences par rapport à l'ensemble A. Comparez-les. Quelles conclusions en tirez-vous? L'ATTENTE Dans ses Fragments d'un discours amoureux (1977), Roland Barthes suggère que l'attente de l'être aimé ressemble à une pièce de théâtre:
La pièce peut évidemment être abrégée par l'arrivée de l'autre. Dans l'analyse d'une attente, faites attention aux éléments suivants:
LA CHUTE La chute est l'une des principales caractéristiques du conte comme genre littéraire. Il peut s'agir d'une pointe: une phrase ou un mot surprenant, savamment préparés, qui donnent rétrospectivement à l'histoire, de façon soudaine, un sens différent, ou inattendu. Il peut aussi s'agir du résultat d'un tournant: au centre de l'histoire s'est passé quelque chose qui entraîne les personnages vers une fin inévitable. Ces deux conceptions peuvent être représentées à l'aide d'un schéma: TRANSFORMATIONS ET IMITATIONS DE TEXTES Tout texte est, de diverses manières, en relation avec d'autres textes: c'est ainsi que l'Irlandais James Joyce a écrit son roman Ulysse à partir de l'Odyssée du Grec Homère, écrite 2 700 ans plus tôt. Lorsque vous détectez les traces d'un texte antérieur, comparez les deux. Notez les ressemblances et les différences. Qu'est-ce que ces contrastes suggèrent à propos du texte plus moderne? |
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le théâtre mettre en scène la répétition |
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