En préparation à l'examen AP: L'Enfant noir de Camara Laye |
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aîné chef de la concession silencieux |
jumeau cadet aventurier voyageur parleur |
habitant la concession |
Dâman Kouroussa |
fiancé habitant la concession |
On remarque que c'est l'aîné des oncles qui est le chef de la concession. Le droit d'aînesse prévaut, mais demeure souple. Si l'oncle Lansana ne s'était pas senti enclin à diriger la concession et à reprendre la direction de l'exploitation de la ferme, les choses auraient pu s'arranger autrement (voir page 45).
8. Comment se déroule la journée de l'arrivée du narrateur à Tindican ? Dressez un tableau chronologique des actions qui la ponctuent.
Il y a :
- L'accueil des commères ;
- L'arrivée dans la concession et la case de la grand-mère ;
- Le bain ;
- Les retrouvailles avec les compagnons de son âge ;
- La scène de l'habillage ;
- Le retour de l'oncle ;
- Le festin de bienvenue ;
- L'heure des histoires.
Chaque épisode peut faire l'objet de questions et commentaires particuliers. Une possibilité serait de donner chaque épisode à commenter à une paire d'étudiants.
9. Entre ces différentes actions, le récit s'interrompt pour faire place à quelles sortes de discours ? Faites une liste de ces interruptions et qualifiez chacune d'entre elles.
On trouve :
- La description de la concession (44-45) ;
- La description de la famille (45-46) ;
- La description de la case de la grand-mère (47) ;
- La description des miradors, de leur fonction, et de celle des enfants dans la vie de la ferme (49) ;
- L'évocation des habits (50-52).
Là aussi, chaque moment descriptif du texte peut faire l'objet d'une étude particulière par un groupe particulier.
10. Pourquoi le narrateur porte-t-il des habits différents de ceux des enfants de Tindican ?
Parce qu'il va à l'école française et qu'il n'y en a pas à Tindican. Il porte des habits européens : chemisette, shorts, sandales, béret, qui constituent l'uniforme des petites écoliers de l'époque dans cette région. Ses compagnons de Tindican vont à moitié nus, se contentant de caleçons. Notez qu'on a pas trente-six tenues, mais une, et qu'il faut la ménager, éviter de se salir, de se déchirer. Sans doute le coût de cet uniforme entre-t-il en jeu, mais Camara Laye semble très peu enclin à s'attarder sur ce genre de détails pratiques et économiques. La peinture qu'il nous brosse de la vie de son enfance demeure, à ce sujet comme à bien d'autres, idyllique
Chapitre 3 ~ Textes choisis et suggestions de lectures
1. Pages 43-44 : « dès lors, à demi rassurée, elle me prenait la main [ ] tout rebondi et luisant de santé. »
Que nous indique cette scène sur la vie du village ?Il ne semble pas que les visiteurs y soient très nombreux, vu le temps passé à accueillir l'enfant ; une visite est un événement ;La famille est primordiale ;
La communauté aussi : l'accueil des commères et leurs questions sur la famille de l'enfant montre la dévotion commune à la famille ; le festin de bienvenue est aussi l'affaire de la communauté entière, pas seulement de la famille proche ;
Ce sont les femmes qui se précipitent, les hommes étant probablement occupés aux travaux des champs ou autres.
2. Pages 45-46 : « Mon oncle Lansana [ ]en plus de ma grand-mère et de mon oncle cadet. »
Qu'est-ce que ce passage nous apprend sur l'organisation de la famille ?Le chef de la concession est Lasansa, le frère jumeau aîné. C'est, sauf exception, le droit d'aînesse qui régit la passation de pouvoir, mais ce n'est pas une loi trop rigide. Si besoin est, on peut faire exception , comme le suggère le début du troisième paragraphe, page 45.En l'absence de son mari mort, c'est sous l'autorité du fils aîné, Lansana, qu'habitent la grand-mère du narrateur et les autres membres de la famille : la grand-mère et ses autres enfants, sauf la mère du narrateur, Dâman, qui est mariée. Les fils qui se marient demeurent sur la concession, sous l'autorité du chef de famille, tandis que les filles la quittent pour aller vivre dans la famille de leur mari. C'est là la tradition tribale et musulmane.
Seul l'autre jumeau, le voyageur, n'habite pas la concession. On peut se demander, comme l'enfant, ce qu'il fait, et se demander pourquoi Camara Laye choisit de ne pas nous donner plus d'information à ce sujet
3. Pages 50-52 : « Mes petits compagnons étaient pleins de gentillesse. [ ]je ne pouvais le faire sans dommage pour ces précieux habits. »
Comment se distinguent les enfants des villes des enfants des champs ?
Enfants des villes Enfants des champs Se caractérisent par une plus grande « hardiesse », cultivée au contact de la campagne et de ses mystères : les animaux, les travaux des champs, l'exemple des adultes dans leurs tâches quotidiennes, etc
Se caractérisent par moins de « hardiesse » et plus de timidité, due à la discipline qu'ils doivent observer à l'école française, à leur relative ignorance des animaux et des travaux de ferme.
Ils ont une plus grande liberté de mouvement, reflétée dans leur habillement. Ils ne craignent pas de se salir ou de se déchirer. Leurs vêtements n'entravent pas leur liberté de mouvement.
Ils sont entravés par ces habits, qui limitent la possibilité de mouvement et auxquels ils doivent constamment faire attention, car ils ne se verraient pas accepter à l'école dans un uniforme incorrect ou sale
L'école de la campagne leur apprend des choses concrètes de la vie de tous les jours. Ils apprennent, par l'observation et l'exemple des adultes, un savoir qui les guidera dans une vie adulte traditionnelle.
L'école française leur apprend des disciplines beaucoup plus abstraites, telles que la lecture et l'écriture, l'histoire de France, etc. Il est d'ailleurs remarquable que Camara Laye ait choisi de n'en rien dire Ils y apprennent des connaissances inutiles à la vie traditionnelle, mais qui les prépare à une autre vie, plus moderne peut-être, mais surtout plus européenne
On notera au passage les expressions qui caractérisent ces fameux habits d'écoliers : « splendeurs », « précieux habits ». On peut bien sûr y lire une certaine ironie, mais il faut aussi y voir une réelle valeur qui était alors accordée à ces vêtements symboles d'une vie plus moderne, du savoir et du pouvoir du dominateur.
Chapitre 3 ~ Questions de contrôle des connaissances
1. Comment s'appelle le village où le narrateur rend visite à sa grand-mère ?
Tindican.
2. Qui vient le chercher ?
Son plus jeune oncle.
3. Comment font-ils le trajet ?
A pied.
4. Comment la famille du narrateur s'organise-t-elle à Tindican ?
En l'absence de son mari mort, c'est sous l'autorité du fils aîné, Lansana, qu'habitent la grand-mère du narrateur et les autres membres de la famille : la grand-mère et ses autres enfants, sauf la mère du narrateur, Dâman, qui est mariée. Les fils qui se marient demeurent sur la concession, sous l'autorité du chef de famille, tandis que les filles la quittent pour aller vivre dans la famille de leur mari. C'est là la tradition tribale et musulmane.
5. Comment les enfants du village sont-ils visiblement différents du narrateur ? Expliquez pourquoi.
Ils ne portent pas d'uniforme d'écoliers, mais de simples caleçons, parce qu'il n'y a pas d'école française à Tindican.
Chapitre 3 ~ Sujets de devoir ou d'activités de groupe
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~CHAPITRE 4
Chapitre 4 ~ Questions de lecture et réponses possibles
1. Quel titre donneriez-vous au chapitre ?
Du côté de la mère : la moisson du riz.
2. Le travail de l'or dépendait des génies du feu, du vent et de l'or ; desquels dépend la moisson du riz ?
Elle dépend des génies du ciel et du sol (55).Dans son article,'The Power, Symbolism, and Extension pf the Mother in L'Enfant Noir : A Feminine Portrait by a Masculine Author', Deborah Weagel s'étend sur le symbolisme de la terre dans le chapitre 4. Elle y compare le travail de la terre, accompli par les hommes, à la fécondation des femmes : « So the men work with the earth, the female, and they impregnate it with seed. The earth then nurtures the seed, which grows and develops until it is ripe, and then the men reap the harvest » (60). Ce symbolsime n'a rien de spécifiquement africain, mais relève plutôt d'archétypes universels.
3. Relevez les expressions indiquant qu'il s'agit d'un effort communautaire.
Page 55 : « chaque chef de famille partait couper la première javelle dans son champ » : indique bien que toutes les familles moissonnent le même jour désigné.Page 56 : le tam-tam donne le signal de la récolte générale : « nous attendions fièvreusement le signal ».
Page 58 : car la moisson se faisait de compagnie et chacun prêtait son bras à la moisson de tous.»
4. Revenez à la dédicace. Quels éléments s'attachent à la mère ?
La terre (« femme des champs»), et l'eau « femme des rivières »). De nouveau, Deborah Weage, après Bachelard, qu'elle cite, nous rappelle que la terre et l'eau constituent les éléments symboliques du féminin par excellence. La dédicace fait d'ailleurs mention, en plus des rivières et du grand fleuve, de l'allaitement et des larmes de l'enfant.
5. Dans l'effort communautaire que constitue la moisson du riz, quels sont respectivement le rôle des femmes et celui des hommes ?
Les hommes moissonnent après avoir semé (58 : « les hommes s'alignaient sur la lisière, le torse nu et la faucille prête»), les femmes nourrissent les hommes après avoir allaité les enfants (65 : les femmes quittaient le village et se dirigeaient en file indienne vers le champ, chargées de fumantes platées de couscous.»)
6. Quelle émotion domine cette évocation de la moisson du riz ?
L'allégresse, comme en témoignent de nombreux passages : « j'étais invité à cette moisson, qui est une grande et joyeuse fête », ponctuée de « cris » et de musique de toutes sortes (57), de danse, de jeux, de gestes dénotant l'enthousiasme. S'ajoute à cet enthousiasme de la récolte, celui de la saison printanière : la joie (57).
7. Le chapitre en général ? Le livre jusqu'à présent ?
C'est aussi la joie et l'allégresse qui caractérisent le ton du chapitre en général, comme l'indique la dernière phrase du chapitre : « Ah ! que nous étions heureux ces jours-là ! »Du point de vue du livre en général, on saisit deux tendances : la nostalgie d'une part, le bonheur d'une époque révolue, qui sent l'idéalisation et qui empêche le narrateur de nous livrer une image complète de la société qu'il dépeint. Weagel le déplore en ce qui concerne les femmes en particulier : « he idealizes the feminine characters [and] in doing so, he fails to delve in to their interior emotional state. » En effet, il ne nous parle ni de leurs difficultés, ni des détails de leur vie ou de leurs sentiments. Mais cela est aussi vrai de bien d'autres personnages, dont on a l'impression qu'il nous livre que la surface polie et hautement présentable, surtout à un public français soucieux, en 1953 de préserver l'Union française.
8. Quelles questions auriez-vous envie de poser à Camara Laye ou à un autre Guinéen à propos de cet événement ?
Encourager les questions de toutes sortes.
Chapitre 4 ~ Textes choisis et suggestions de lectures
1. Pages 56-57 : Le signal donné, les moissonneurs prenaient la route. [...] qui me faisait danser de joie. »
Quels sentiments dominent dans ce passage ? Faites une liste des mots et expressions évocateurs de ce sentiment.L'allégresse et la joie.Quels sens se trouvent ici sollicités ? Classez-les dans leur ordre d'importance et faites une liste des mots s'y rapportant.
L'ouïe : le tam-tam, les cris, le chant des oiseaux.La vue : la danse, les jongleurs, les « faucilles tournoyantes », les fleurs, la clarté du ciel.
L'odorat : « tout sent bon ».
2. Page 58 : premier paragraphe.
Quel titre pourriez-vous donner au tableau brossé dans ce paragraphe ?Les moissonneurs (à comparer à un tableau comme les Glaneuses de Millet...voire quelque chose de plus cubiste)Quels éléments évoquent la composition d'un tableau ?
Les lignes et les formes géométriques : le rectangle ou le carré du champ,de l'aire à moissonner, les lignes formées par les hommes (s'alignaient) ou le bord du champ (la lisière) les croissants des faucilles, les triangles des torses nus des hommes et la courbe qu'ils produisent en se penchant sur les tiges.Les couleurs : noir et or.
Quels éléments évoquent la sensualité ?
Le verbe « frémir » évoque une réaction sensuelle qui rappelle le symbolisme sexuel de la moisson : les hommes récoltant le fruit de leurs efforts et de leurs semences.A quoi sont comparés les hommes et leurs faucilles ?
Ils sont comparés à la brise, c'est-à-dire au vent, par ailleurs associé au désir à l'état pur ( voir l'article séminal de Jacques Bourgeacq : « Camara Laye's L'Enfant noir and the Mythical Verb ».Comparez ce tableau à celui de la page 65, troisième paragraphe. Que suggère la juxtaposition des deux tableaux ?
Le troisième paragraphe de la page 65 évoque la ligne des femmes avançant chargées de platées de couscous fumant, qu'elles portent vraisemblablement sur leurs têtes. Juxtaposés, ces deux tableaux réitèrent l'idée que le rôle principal des femmes est de nourrir la communauté, tandis que celui des hommes est de prendre et d'ensemencer.La rencontre des deux lignes marque la fête du repas et le repos.
3. Pages 62-64 : Le regard des moissonneurs : « Si alors, suspendant un instant ma marche, je levais le regard sur les moissonneurs [...] je n'étais qu'un écolier en visite &endash; comme je l'eusse volontiers oublié ! »
Qu'est-ce qui caractérise le regard du moissonneur ? Relevez les expressions qui qualifient ce regard.La « douceur immense », l' «infinie douceur », les « regards paisibles », « lointains », « absents ». Le regard des moissonneurs se caractérise par la douceur, le calme et la distance, sinon l'absence. C'est un regard détaché de son objet, un regard qui voit à distance d'un champ tout intérieur.Selon le narrateur, qu'est-ce qui leur donne ce caractère ?
Selon le narrateur, ce qui leur donne ce caractère, c'est « de ne rien regarder de visible », c'est-à-dire de contempler quelque chose d'invisible, d'intérieur, que le narrateur assimile à la joie d'être ensemble et « d'accomplir une tâche commune ».Selon vous ?
Il s'agit peut-être de la nécessité où ils se trouvent souvent de s'abstraire d'une tâche répétitive et physiquement pénible, qui les pouse à cultiver un champ intérieur de rêve et/ou de méditation... Encore une fois, il semble que notre narrateur ait tendance à tout voir en rose...Mettez ce caractère en rapport avec la description du regard de l'oncle Lansana, page 52 : « A travailler dans les champs à longueur de journée, on devient facilement silencieux ; on remue toutes sortes de pensées, on en fait le tour et interminablement on recommence, car les pensées ne se laissent jamais tout à fait pénétrer ; ce mutisme des choses, des raisons profondes des choses, conduit au silence ; mais il suffit que ce choses aient été évoquées et leur impénétrabilité reconnue, il en demeure un reflet dans les yeux : le regard de mon oncle Lansana était singulièrement perçant lorsqu'il se posait ; de fait il se posait peu : il demeurait tout fixé sur ce rêve intérieur poursuivi sans fin dans les champs. »
Le travail de l'oncle Lansana le met en contact direct avec le sacré dont l'ultime expression, dans la culture Malinké, est le silence. Il médite sur « le chemin du dedans »Avec quoi le narrateur contraste-t-il ce regard ?
Avec l'habileté et l'efficacité des moissonneurs qui ne sont point affectées par cette « distance » spirituelle, au contraire peut-être même.Quel est le rôle de la chanson du moissonneur ?
De souligner, de renforcer l'union des moissonneurs dans la même tâche, de souligner le caractère jouissif de cet acte communautaire pour en faire oublier son côté pénible.La chanson du riz est aussi une chanson dédiée au riz pour obtenir son pardon alors qu'on le coupe pour le consommer. C'est une sorte de chant expiatoire pour se protéger contre une vengeance toujours possible de l'esprit du riz (Bourgeacq 508).
Quels mots et expressions se répètent dans ce passage ? Selon quel modèle ? Quel est l'effet produit. ?
Un exemple : « Si alors, suspendant un instant ma marche, je levais le regard sur les moissonneurs, la longue file des moissonneurs, j'étais frappé, délicieusement frappé, délicieusement ravi par la douceur, l'immense, l'infinie douceur de leurs yeux ». Ce passage est marqué par une répétition en reprise (reprise du mot moissonneurs, puis frappé, puis délicieusement, puis douceur) qui évoque une effet d'enchaînement associatif d'un élément à l'autre, du regard de l'enfant qui observe à celui, tout intérieur, des moissonneurs. L'enchaînement suggère l'identification entre l'enfant-observateur et les moissonneurs, une identification qualifiée par ailleurs de problématique : « je ne crois pas que ce sera jamais ton travail », suggère à l'enfant l'oncle moissonneur. Et le narrateur d'évoquer comme il peut la douceur du chemin non choisi...
Chapitre 4 ~ Questions de contrôle des connaissances
1. De quel événement est-il question dans le chapitre 4 ?
Il est question de la moisson du riz, qui a lieu au printemps.
2. Comment s'organise cet événement ? Qui fait quoi ?
Le moisson s'organise de façon communautaire : tout le monde moissonne les champs en même temps. Chacun se prête main forte. Les hommes et les femmes ont des rôles précis qui reflètent les croyances des Malinké : les hommes récoltent ce qu'ils ont semé, tandis que les femmes se chargent de nourrir leurs hommes comme elles ont nourri leurs enfants, comme le ventre des femelles nourrit la semence . Les génies de la terre sont vus comme féminins, ceux du ciel comme masculins.
3. Quel sentiment domine la description de cet événement ?
Le sentiment dominant est celui de l'allégresse. On peut d'ailleurs se poser des questions sur le caractère réaliste d'une telle description.
4. Qu'est-ce qui caractérise le regard des travailleurs et comment expliquer ce caractère ?
Il se caractérise par la douceur et la distance, comme s'ils regardaient l'extérieur depuis une distance intérieure. Le travail des champs, solitaire et répétitif, malgré les chants de la moisson, conduit au travail intérieur, à la méditation et au silence qui accompagne la contemplation du sacré.
5. Quels sentiments le narrateur exprime-t-il vis à vis des travailleurs ?
Il exprime de l'admiration, de la nostalgie et même peut-être un peu d'envie.
Chapitre 4 ~ Sujets de devoir ou d'activités de groupe
Page mise à jour le 11
juillet 2003
© C. Renaudin & S. Toczyski