© C. Renaudin & S.
Toczyski
En préparation à l'examen
AP:
L'Enfant noir de Camara Laye
Un dossier pédagogique
préparé par
Christine Renaudin & Suzanne Toczyski
Sonoma State University
Glossaires
par chapitre |
Glossaire
général |
Résumés
Plan
d'étude |
Ressources
et illustrations |
Lien
au site destiné aux
élèves
Résumé
de L'Enfant noir de Camara Laye
organisé par chapitre
Chapitre
1 | Chapitre
2 | Chapitre
3 | Chapitre
4 | Chapitre
5 | Chapitre
6
Chapitre
7 | Chapitre
8 | Chapitre
9 | Chapitre
10 | Chapitre
11 | Chapitre
12
CHAPITRE
1
L'enfant qui fait l'objet du titre de l'ouvrage nous y
est présenté pour la première fois sous
le signe du serpent, l'animal totem de son père et du
clan des forgerons.
Outre la description des lieux de son enfance-la
concession, l'atelier du père, la case de la
mère, celle du père et de la véranda
attenante où il aime à jouer-, le chapitre
évoque la lente initiation de l'enfant aux
significations du serpent, animal dangereux sauf à en
adopter, comme son père, le bon spécimen.
Le petit serpent noir que caresse son père
à la fin du chapitre est l'animal totem du clan des
forgerons, dont l'enfant se demande s'il héritera, ou
s'il lui préférera le chemin de
l'école.
[haut
de page]
CHAPITRE
2
Une femme ayant besoin d'un nouveau bijou pour une
fête religieuse arrive chez le père du
narrateur, qui est orfèvre, avec un griot qui est
censé inspirer l'artisan. Suivant les exigences
rituelles, le père s'est purifié le matin
même, prévenu par son génie de la
tâche qu'il aurait à accomplir ce
jour-là. L'enfant apprécie la transformation
quasi magique de l'or en bijou et l'extraordinaire travail
de son père, qui est aidé dans sa tâche
par la présence du petit serpent noir. La femme
à qui le bijou est destiné s'émerveille
devant le spectacle elle aussi, mais la mère du
narrateur ne partage pas l'admiration de celle-ci, croyant
au contraire que le travail de l'or ne peut que nuire
à la santé de son mari.
[haut
de page]
CHAPITRE
3
La visite à la concession son oncle Lansana
représente un moment privilégié pour
l'enfant, qui fait le voyage de Kouroussa à Tindican
accompagné du frère cadet de celui-ci. Ce
voyage se caractérise par des dialogues
enjoués qui aident l'enfant à supporter la
difficulté de marcher si longtemps et finit par
l'accueil de l'enfant par sa grand-mère.
L'enfant passe son séjour à Tindican
à bien manger, à jouer avec les autres
enfants, et à aider ceux-ci à chasser les
oiseaux et les autres bêtes des champs
cultivés. Le narrateur se distingue des autres
enfants par ses habits d'écolier. La journée
se termine par un repas de famille où Lansana, enfin
rentré des champs, se montre bienveillant
vis-à vis du petit.
[haut
de page]
CHAPITRE
4
La moisson du riz du mois de décembre est un
effort communautaire puisque toutes les familles font la
récolte générale le même jour.
Les hommes sont responsables de la moisson proprement dite;
les femmes, de leur côté, sont responsables de
nourrir les travailleurs et les enfants. La moisson est
présentée comme un événement
joyeux auquel la communauté participe avec
allégresse, chantant et travaillant au rythme du
tam-tam.
Quant au narrateur, il participe à la moisson en
aidant son jeune oncle. Son travail consiste à
prendre les bottes d'épis récoltées par
son oncle, les débarrasser de leurs tiges, les
égaliser, et porter les gerbes au milieu du champ. Le
narrateur reconnaît la dureté du travail et
voudrait bien manier à son tour la faucille, mais son
oncle l'avertit que ce travail de faucheur ne sera sans
doute jamais le sien.
[haut
de page]
CHAPITRE
5
On apprend que, revenu à Kouroussa, le narrateur
demeure chez sa mère, à la différence
de ses frères et surs, qui dorment chez leur
grand-mère paternelle. C'est dans ce chapitre que le
narrateur nous fait le portrait de sa mère, une femme
généreuse qui est chargée de la
préparation de la nourriture, de l'éducation
des enfants. Elle traite les apprentis de son mari comme ses
propres enfants, les nourrissant et s'occupant de tous leurs
besoins.
Cette femme se distingue non seulement par sa naissance
noble et son air d'autorité, mais surtout par ses
pouvoirs spéciaux qui lui viennent de sa position de
puînée de jumeaux et du totem familial, le
crocodile. Elle a une influence remarquable sur les animaux
et peut puiser dans l'eau du Niger sans craindre l'attaque
des crocodiles. Le narrateur apprécie les prodiges
effectués par sa mère tout en reconnaissant,
de son point de vue adulte, leur nature fabuleuse.
[haut
de page]
CHAPITRE
6
Le narrateur fréquente l'école coranique
et, plus tard, l'école française. Dans l'une
comme dans l'autre, les rapports entre filles et
garçons se caractérisent par la moquerie
universelle. Cependant le narrateur développe un
rapport différent avec Fanta, l'amie de sa
sur.
C'est le maître d'école qui
représente l'autorité, faisant régner
le silence et ayant recours aux punitions corporelles. Les
enfants, pour leur part, sont calmes et attentifs. Les
grands sont souvent les bourreaux des petits, les
forçant à faire les corvées
imposées par le maître. Lorsque leurs
interventions deviennent trop brutales, les parents
interviennent, contraignant enfin le directeur de changer de
poste.
[haut
de page]
CHAPITRE
7
Le rite de Kondèn Diara constitue la
première épreuve de l'initiation des jeunes
incirconcis au monde adulte. Le soir de la veille du
Ramadan, les enfants à initier sont cueillis par une
troupe hurlante, et participent tous à une fête
communautaire, après laquelle ils subissent tous la
cérémonie des lions dans un lieu sacré
de la brousse. Le narrateur confie au lecteur la peur
éprouvée lors de cette nuit, peur de
l'inconnu, mais aussi des rugissements de lions invisibles
aux enfants. A l'aube, l'instruction finie, les enfants
découvrent de longs fils blancs couronnant toutes les
cases de la concession et se rejoignant au somment d'un
énorme fromager. Le mystère de l'installation
de ces fils aussi bien que la source du rugissement des
lions sont révélés par le narrateur,
éloigné de son pays natal et peu soucieux des
secrets de sa communauté natale.
[haut
de page]
CHAPITRE
8
Préparés par le rite de Kondèn
Diara, les garçons de douze, treize et quatorze ans
subissent ensuite la cérémonie de la
circoncision, épreuve caractérisée par
la douleur aussi bien que par la peur. Après une
semaine de préparations festives pendant lesquelles
les garçons, habillés de boubous cousus et de
bonnets à pompon, reçoivent des cadeaux et
dansent à maintes reprises le coba, danse
reservée aux futurs circoncis, ceux-ci sont conduits
sur une aire circulaire où l'opérateur
accomplit sa tâche avec rapidité. S'ensuit une
quarantaine de quatre semaines pendant lesquelles les jeunes
gens sont soignés par un guérisseur et la vue
des femmes leur est interdite. Le narrateur reconnaît
l'importance de la séparation rituelle entre
mère et fils et finit par habiter sa propre case en
face de celle de la case maternelle.
[haut
de page]
CHAPITRE
9
Ce chapitre commence par le récit des adieux
à Kouroussa: le narrateur décrit ses adieux
à sa mère, à son père, à
ses frères et ses surs. Le départ du
jeune homme est marqué par le déchirement et
la tristesse du narrateur, qui est accompagné
à la gare par ses frères et surs, Fanta,
et des griots.
La deuxième moitié du chapitre commence par
le voyage du narrateur, avec une description
détaillée des sentiments du narrateur lors de
ce voyage. Pendant ce voyage, il passe par Dabola, Mamou et
Kindia. Etant arrivé à Conakry, capitale de la
Guinée, le narrateur réside avec son oncle et
ses deux femmes. Il raconte les premiers jours
d'école aussi bien que sa conversation avec son oncle
sur les vertus des différentes écoles et
carrières. Malgré ses hésitations, le
narrateur reste au Collège Georges Poiret. Le
chapitre se termine par le bilan de sa première
année à Conakry.
[haut
de page]
CHAPITRE
10
Lors de sa deuxième année de
collège, le narrateur voit regulièrement son
nom au tableau d'honneur. C'est pendant cette période
qu'il rencontre Marie, qui passe ses dimanches chez l'oncle
du narrateur. Selon lui, ils partagent une sorte
d'amitié profonde, mais le lecteur sent bien que
leurs émotions sont plus fortes que celles d'une
simple amitié. Les tantes du narrateur taquinent les
deux jeunes gens, parlant de leurs futures
fiançailles. Les deux passent beaucoup de temps
ensemble, à dansant, écouter de la musique, se
promener à bicyclette, etc. A la maison, le narrateur
attend qu'on le serve, tandis que Marie aide au
ménage.
[haut
de page]
CHAPITRE
11
Durant ses années de collège, le narrateur
retourne regulièrement à Kouroussa pendant les
vacances scolaires. A chaque retour il peut apprécier
les efforts de sa mère pour rendre sa case plus
«européenne» et correspondre à son
éducation. Lors de ces visites, le narrateur
reçoit ses amis et même de jeunes femmes
séduisantes dont sa mère désapprouve la
fréquentation. En fait le narrateur se plaint de la
«tyrannie» de sa mère qui surveille tous
ses mouvements, même lorsqu'il dort.
Le chapitre est surtout le récit de la grande
amitié du narrateur avec Kouyaté et Check, ses
camarades d'enfance. A la fin de sa deuxième
année le narrateur rentre à Kouroussa et
découvre que Check est très malade. La
mère de celui-ci consulte les guérisseurs, qui
recommandent des massages et des tisanes; Kouyaté
insiste plutôt que Check aille voir un médecin
au dispensaire. Malgré tous les efforts de sa
mère et de ses amis, Check meurt en présence
de Kouyaté et du narrateur. Celui-ci connaît
ainsi son premier grand deuil.
[haut
de page]
CHAPITRE
12
Ayant reçu son certificat d'aptitude
professionnelle, le narrateur a l'occasion d'aller
étudier en France avec l'aide d'une bourse scolaire.
La mère du narrateur refuse absolument de
considérer cette idée; son père y est
plus ouvert et encourage son fils à partir pour son
propre bien et pour qu'il puisse revenir aider son peuple.
La mère finit par comprendre qu'elle ne peut pas
empêcher le départ de son fils, mais sa
tristesse est profonde.
Un jour, donc, le narrateur se retrouve dans un avion qui
part pour Dakar, où il laissera Marie qui va y
poursuivre ses propres études. De Dakar il prendra un
autre avion pour aller à Orly, d'Orly il ira à
la gare Saint-Lazare en métro, et finalement à
Argenteuil. Le narrateur promet de revenir, mais son dernier
geste est de palper le plan du métro de Paris qui
gonfle sa poche.
[haut
de page]
Glossaires
par chapitre |
Glossaire
général |
Résumés
Plan
d'étude |
Ressources
et illustrations |
Lien
au site destiné aux étudiants
Page mise à jour le 11
juillet 2003
© C. Renaudin & S. Toczyski
|